L'apport des neurosciences au coaching

L'origine de l'esprit en neurosciences

  Selon Antonio Damasio l'origine de l'esprit vient du fonctionnement narratif du cerveau. Celui-ci replace l'organisme et les objets de conscience dans un contexte personnel et subjectif, intégrant le marquage somatique émotionnel passé (génétique et acquis) et les perspectives d'avenir.

 Ainsi, les modifications du "soi" au cours d'une vie ne dépendent pas seulement de la reconfiguration consciente ou non du passé, mais également de celle des perspectives d'avenir.


L'évolution du soi tient à l'équilibre entre le passé vécu et l'anticipation du futur.


Nous gardons en mémoire les traces des évènements qui nous ont affecté, marqué à quel que titre que ce soit. Elles constitueront des données précieuses: notre cerveau les utilise pour simuler des futurs possibles.


Cette dynamique fonde l'essence du coaching que je vous propose.


Antonio Damasio est l'auteur du livre "le sentiment même du soi".

   

Pourquoi le coaching a-t-il besoin des neurosciences?

01 le coaching passe nécessairement par la mise en mouvement 

 Exister précéderait le fait de penser selon le neurobiologiste Antonio Damasio.


Pour Alain Berthoz, le cerveau est une machine proactive qui projette sur le monde ses interrogations.

02 Le coaching passe par le désapprentissage d'une information pour lui substituer un autre

La plasticité cérébrale permet l'adaptation de l'individu au milieu, sous réserve que l'environnement ayant servi de mode éducationnel enfant soit approprié.

Des expériences traumatisantes ou des habitudes aberrantes vont malheureusement également formater les circuits cérébraux et ancrer des comportements inadaptés.


03 Le coaching repose sur la prise de conscience, l'engagement et la motivation

 Il n'y a pas de changement possible sans une réelle volonté de changement. Cela suppose d'apprendre à se connaître et de s'accepter.

Tout au long de notre vie, nous sommes amenés à changer pour nous adapter à un monde en perpétuel mouvement. Sans la création d'une identité personnelle intégrant nos zones d'ombres, le changement est vécu comme déstabilisant.

  Seule une parfaite connaissance de qui on est, permet de fixer des objectifs où nous restons parfaitement alignés avec notre moi véritable.

La fixation d'objectifs pertinents, clairement définis, permettant de dégager une vision à long terme permet d'impliquer certaines régions cérébrales. En recherchant la motivation intrinsèque, nous activons les régions cérébrales impliquées dans la production de dopamine, carburant nécessaire à notre engagement et nos actions.

"Le cerveau n'est pas une machine réactive, c'est une machine proactive qui projette sur le monde ses interrogations" Alain Berthoz, neurophysiologiste, "Le sens du mouvement" éd. Odile Jacob

"Il fonctionne comme un émulateur de réalité"


Tant la pensée que la sensibilité humaine sont des processus dynamiques.

Ces processus enregistrent les relations entre le corps, le cerveau et l'environnement. Celui-ci, en perpétuel mouvement, amène le cerveau à être un simulateur biologique ultra perfectionné.


Il prédit la meilleure action à poser, le meilleur comportement à adopter, en s'appuyant sur la mémoire et en émettant des hypothèses.


C'est ainsi que, pour notre cerveau, le simple fait d'observer, d'imaginer une série d'actions active nos neurones miroirs. Nous sommes ainsi prêts à agir de manière tout autant rapide qu'efficace car adaptée.

Se mettre en mouvement, rompre le cercle infernal des pensées dérangeantes et changer: ce qu'apportent les neurosciences.

Le coaching du changement repose sur la neuroplasticité, une des grandes propriétés du cerveau

 


Les études réalisées ont mis en évidence que l'expérience et l'apprentissage contribuent à remodeler les circuits cérébraux. Ainsi, la neuroplasticité pourra se traduire par des transformations de la morphologie et du fonctionnement des neurones.


Le cerveau n'est pas une structure figée. Il a sa dynamique, et est en perpétuel mouvement, comme précisé ci-dessus.

 Toutefois, lorsque nous cessons de reproduire un apprentissage, et ainsi de stimuler les circuits neuronaux concernés, les neurones s'atrophient. Dans le même temps, la connectivité synaptique de leurs réseaux régresse. Au lieu d'être une autoroute où l'information neuronale circulera avec aisance, le chemin sera plus difficile à" emprunter", ce qui amènera l'information à péricliter. Les réseaux neuronaux de nos habitudes seront déconstruits.


La neuroplasticité est une formidable propriété de notre cerveau : elle lui permet de l'imprégner de toutes nos expériences, d'espérer des remaniements cérébraux qui permettront une amélioration de la performance.


 

Adopter la dynamique du changement

Impliquer toujours les mêmes circuits neuronaux:  chaque fois que nous restons figés dans nos routines, nos habitudes de vie, nos processus de pensée, nous nous inscrivons dans un fonctionnement cérébral rigide et réfractaire à la nouveauté.

La plasticité cérébrale: désapprendre un comportement pour en apprendre un autre

Avancer c'est d'abord se mettre en paix avec les éléments perturbateurs de notre passé. Nos schémas répétitifs profondément ancrés de notre histoire de vie sont autant d'habitudes néfastes que nous devons réussir à "court-circuiter", pour leur substituer des comportements bénéfiques pour notre quotidien, notre bien-être et notre progression. En séance nous travaillons la prise de conscience de ces schémas répétitifs anxiogènes qui polluent le sens, le fil directeur de votre existence et mettons en place un plan d'action. Vous commencez à le comprendre, sans action, pas de changement durable. Juste un bien-être éphémère, un soulagement provisoire. A la moindre difficulté, baisse d'énergie, vous reprenez votre mode de vie néfaste à votre développement.

Réussir à incarner cet Etre imparfait:  les neurosciences et le travail sur l'estime de soi

 Ne plus se figer dans une temporalité passée, s'approprier le présent pour devenir qui l'on doit être depuis notre naissance: concrètement cela veut dire quoi?

Vouloir aller de l'avant peut amener à banaliser certains évènements du passé.

Alors qu'on peut véritablement  s'ancrer dans des convictions liées à une interprétation de certains épisodes de notre enfance où l'on nous aura renvoyé une image négative de nous-mêmes.


Comme le met avant Antonio Damasio, le développement du cortex préfrontal n'est pas achevé chez l'enfant. Cette zone cérébrale est responsable de la gestion des émotions.


Ainsi, si un enfant éprouve des émotions comme la joie, la peur ou la colère, il ne peut associer des pensées ou des raisonnements à ses ressentis physiques, ses comportements ou les images générées par la situation.

Il en résulte des sentiments diffus de culpabilité, l'impression profonde de ne pas être à la hauteur, de décevoir en permanence.



   


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